Historique de la ville d’Asnières

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La lointaine étymologie d’Asnières est « Asinaria ». À l’époque médiévale, ce lieu se prêtait à l’élevage des ânes, mais nous avons la preuve qu’en des temps plus lointains, des hommes avaient choisi de vivre à cet endroit. Témoin de la préhistoire : le mégalithe de 5 tonnes exhumé lors des travaux de construction du Centre Administratif et Social dans les années 1930, et qui se trouve aujourd’hui dans le square du Maréchal Leclerc. La plus ancienne mention connue d’Asnières apparaît en 1158 dans une bulle du pape Adrien IV, confirmant des droits sur la paroisse à l’église collégiale parisienne de Saint-Marcel. Mais le territoire est peuplé de plus longue date, à en juger par les sépultures et récipients découverts lors des travaux d’aplanissement du parc d’Argenson menés par les terrassiers au XVIIIe siècle, ou bien lors du chantier d’aménagement du centre-ville en 1933. La seigneurie d’Asnières, impliquant le droit de haute justice, appartient dès avant 1224 à l’abbaye de Saint-Denis. Jusqu’à la fin du XIIIe siècle, Gennevilliers dépend de la paroisse d’Asnières, et s’en sépare en 1302. En 1460, la population d’Asnières, presque anéantie par la guerre de Cent Ans, n’est que de cinq feux, soit environ vingt-cinq habitants. Le grand événement de la Renaissance est en 1541 la dédicace de l’église Sainte-Geneviève par Jean Guillaume, évêque de Sébaste en Asie Mineure et abbé du monastère de Saint-Sébastien, par permission du cardinal Jean du Bellay, évêque de Paris. Au XVIIe siècle, l’habitante la plus célèbre du village est Anne de Gonzague de Clèves, princesse palatine.

Asnières-Belle-Île

Ce n’est qu’au temps du Roi Soleil que l’agglomération rurale se développe autour de l’Église Sainte-Geneviève. À la fin du 17e siècle, l’abbé Antoine Lemoyne, seigneur d’Asnières, décide d’embellir le nom de la commune par « Asnières-Belle-Île ». « Des gens de bonne condition possèdent ici de grandes maisons bourgeoises ».
En 1801, on dénombre 326 habitants dans cette commune dont les terres médiocres se prêtent surtout au labourage. Sa population est constituée, pour la majeure partie, de familles implantées depuis des siècles ; l’obstacle que forme la Seine la maintient dans un bucolique et stérile isolement.
En 1826, le premier pont d’Asnières est jeté sur le fleuve. La population asniéroise double dans les dix années suivantes. Sous le règne de Louis-Philippe, en 1837, la création de la première ligne de chemin de fer de France (Paris- Le Pecq) va accentuer cette évolution.

Van Gogh, Signac, Seurat…

À partir de 1850 Asnières devient l’un des lieux d’animation privilégiés des parisiens.
Le château d’Asnières est devenu un restaurant à la mode et des fêtes splendides sont données dans son parc. À cette époque, Asnières est également le port de prédilection des canotiers et des régates. En 1891, Asnières compte 19 575 habitants. L’évolution de l’habitat a eu lieu essentiellement autour de l’ancien village, dans les alentours de la gare et du quartier avoisinant la rue Lehot. De nombreux artistes choisissent notre ville comme lieu de résidence ou d’inspiration. C’est le cas de peintres illustres tels que Van Gogh, Émile Bernard, Paul Signac ou Seurat (voir le tableau offert aux allemands pour la fête de l’Europe « Le Pont d’Asnières », Musée d’Orsay).

Pont d'Asnières peint par Van Gogh
Pont d’Asnières peint par Van Gogh en 1886

Inauguration de l’Hôtel de Ville le 15 octobre 1899

Le Nord de la ville échappe encore au développement. Il est occupé par les chiffonniers. À l’Est de la ville au lieu-dit « Les Cabœufs » il existe un jardin expérimental dit « jardin modèle » pour la culture par les eaux d’égout.
Dix ans plus tard, l’agriculture ne représente plus que 10 hectares de la surface totale de la ville. On dénombre une dizaine d’industries nées essentiellement dans la seconde moitié du 19e siècle. Parmi celles-ci citons la fabrique d’articles de voyage de Louis Vuitton, établie rue du Congrès en 1860. La population est passée de 514 habitants en 1831 à 11 352 en 1881.La ville est devenue très active, des tramways sillonnent la cité. Le 10 octobre 1897 a lieu la pose de la première pierre de l’Hôtel de Ville, construit sur les plans de l’architecte Emmanuel Garnier.
L’inauguration officielle se déroule avec éclat le 15 octobre 1899.
À la fin de l’été 1899 a eu lieu l’ouverture du Cimetière des chiens, sur l’Île des Ravageurs. En 1901, la population asniéroise s’élève à 31 336 personnes. En 1911, elle atteint 42 583 habitants. Très peu de communes ont offert l’exemple d’un aussi tardif et rapide accroissement démographique.

L’urbanisation de la ville s’accélère considérablement jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Une seconde poussée démographique intervient durant l’entre-deux-guerres, liée au développement de la banlieue.

La Ville compte aujourd’hui plus de 80 000 habitants

Le nom contemporain « Asnières-sur-Seine » a été décidé par le Conseil municipal, le 1er décembre 1918, à la suite d’une circulaire préfectorale visant à « l’étude d’un nom complémentaire aux localités de même nom ». Mis en application à la suite d’une délibération du Conseil municipal du 27 juin 1966 et du décret ministériel du 9 février 1968 ; il y a en effet, en France, 13 communes dénommées Asnières. Le 28 février 1945, Jacques Rehault dit « Jacquin », Président du comité local de libération qui administre la commune et fait fonction de Maire reçoit en visite officielle le Général de Gaulle qui prononce un discours du balcon de l’Hôtel de Ville.
En 1946, la population d’Asnières atteint 72 273 habitants ; elle est aujourd’hui de 83 300 habitants.

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